Mieux accompagner les victimes

L’APCARS apporte, chaque année, une aide juridique et psychologique à plus de 3 500 victimes d’infractions pénales.

Si l’écoute, l’information et l’orientation des victimes sont une priorité de l’Etat et notamment de la ministre des Droits des femmes, elle repose en grande partie sur les associations spécialisées telles que la nôtre.

Lieu de passage obligé de nombreux publics, l’APCARS est présente aux bureaux d’aide aux victimes des TGI de Créteil et Paris. Notre association assure également des permanences d’accès au droit dans 19 communes du Val-de-Marne.

Vous écouter et vous aider est notre métier

Avec le soutien de la fédération INAVEM, l’APCARS a développé une pratique professionnelle de l’aide aux victimes où technicité s’accorde avec pédagogie et bienveillance avec devoir de neutralité.

Comment déposer plainte ? Où en est ma plainte ? Comment et pourquoi se constituer partie civile ? Comment puis-je demander l’indemnisation de mon préjudice ? Avec peu de ressources, puis-je bénéficier quand même des conseils d’un avocat ? Dois-je être présent à l’audience de jugement et que va-t-il s’y passer ?… sont autant de questions auxquelles nos juristes répondent fréquemment.

Les faits pour lesquels les victimes sollicitent notre aide sont particulièrement variés et couvrent des situations de vols avec violence, abus de confiance, escroqueries, accidents de la circulation, menaces, agressions sexuelles…

Pour faire face à cette variété de situations, une prise en charge individualisée s’impose. A ce titre, l’APCARS promeut avec l’IFJR l’expérimentation d’une nouvelle forme de réponse aux besoins des victimes : la justice restaurative.

« Violences contre les femmes, la loi vous protège »

L’APCARS participe activement à la lutte contre les violences faites aux femmes puisque notre service reçoit, chaque année dans le Val-de-Marne, près de 800 victimes de violences intrafamiliales. Au delà des incidences pénales et de leur protection immédiate, nous informons les victimes des perspectives qui se présentent pour elles et leurs enfants (quitter le domicile, se séparer de leur conjoint…).

Complémentairement à l’information sur les droits des victimes, nous apportons une réponse psychologique à la souffrance, l’incompréhension et parfois au traumatisme subis par certaines personnes fragilisées par l’infraction pénale.

Mieux intervenir auprès des auteurs pour éviter de futures victimes

Enfin, il est de l’intérêt des victimes qu’une réponse pénale efficace soit menée :

  • développer l’individualisation des condamnations
  • améliorer la rapidité d’exécution des peines, notamment en ce qui concerne l’indemnisation du dommage causé aux victimes
  • donner la priorité aux alternatives aux courtes peines de prison,
  • favoriser la réinsertion sociale des condamnés, en particulier par un recours accru aux aménagements de peine.

Toute initiative portée en ce sens est ainsi soutenue par l’APCARS.

Mme Claire COMMENCHAL, Chef du service d’aide aux victimes de l’APCARS